Pour des Etats généraux du renouveau
Par Aurélie Filippetti le mardi 9 juin 2009, 00:02 - Edito - Lien permanent
L'appel de Gaetan Gorce, député de la Nièvre, et d'Aurélie Filippetti
La sanction que viennent de subir les socialistes est la conséquence directe de la stratégie d’enfermement et de repli dans laquelle ses dirigeants ont maintenu le PS au cours de ces dernières années.
Celles et ceux qui voulaient croire que le parti pouvait faire l'économie d'une rénovation profonde portent la responsabilité d'une erreur stratégique majeure.
Il est dommage qu'il ait fallut en arriver une nouvelle fois à un fiasco électoral pour que chacun s'accorde enfin à considérer qu'un changement en profondeur doit être engagé. Mais il n’est pas possible de répondre au désarroi des femmes et des hommes qui veulent encore croire à l’avenir de la gauche, par de simples raccommodages tactiques ou de nouvelles promesses de rénovation sans lendemain.
Ce dont souffre le Parti socialiste, c’est de la captation de la volonté de ses militants, comme de ses électeurs, par des courants et des clans incapables de dépasser leurs intérêts particuliers pour servir l’intérêt collectif.
nous n'avons cessé depuis deux ans de le dénoncer. Nous le rappelons aujourd'hui, avec d'autant plus de force que cette analyse est désormais confirmée en tous points par la colère exprimée par les électeurs dans les urnes dimanche dernier.
Le PS doit impérativement sortir de lui-même, pour voir plus loin et plus grand.
La rénovation, dont aujourd’hui tout le monde se réclame, ne pourra véritablement aboutir, que si elle échappe à un « système » qui est structurellement incapable de l’accomplir. Il faut en retirer la responsabilité à l'appareil pour la confier à nos militants et sympathisants
C’est la raison pour laquelle nous en appelons à la tenue, dès septembre, d’États-généraux du renouveau qui seraient ouverts à toutes celles et à tous ceux qui, au-delà même des frontières du PS, veulent contribuer à construire une véritable alternative politique. Ces États-généraux devront avoir pour objet de fixer les grandes étapes et les grandes lignes d’un nouveau projet qui intègre l’exigence sociale à l’exigence économique et l’exigence écologique. Ils devront permettre de définir le périmètre de primaires ouvertes par lesquelles sera désigné par les électeurs de gauche celui ou celle à qui sera confié, avant la fin de cette année, le rôle d’être le leader de cette rénovation.
Seul un tel processus venant bousculer les procédures bureaucratiques qui paralysent notre parti depuis trop longtemps, offrira la véritable garantie d’un changement que nos électeurs sont désormais fatigués d’exiger et d’attendre. Là se trouve la voie du changement et c’est dans cette direction que nous invitons un maximum de militants et de dirigeants socialistes à choisir de s’engager demain lors du Conseil National.



Commentaires
Je n'ai personnellement pas voté PS pour la première fois de ma vie. Mon vote est allée aux verts (D Cohn Bendit , E Joly).
Je pense que le PS avait besoin d'une belle "gamelle" pour pouvoir comprendre qu'il fait fausse route et peut être se reconstruire ...
je constate que bon nombre de citoyens ont fait de même.
Alors espérons que la leçon sera entendue!
Bon courage, 2012 approche à grands pas...
Cordialement.
Marie France.
bonjour aurelie , je sui un militant socialiste qui a vote pour europe ecologie car leur programme etait plus concret pour ne nouvelle europe et pour que le ps se rénove du sol au plafond avec une nouvelle génération et surtout un programme qui fasse revenir les classes populaires a nos idées de progrés sociales bon courage aurelie et tu es tres combative et jolie aussi
J'apporte aussi mon témoignage pour venir étayer votre constat, Aurélie. Je n'ai pas voté PS pour la première fois depuis 1981, j'ai voté Europe Ecologie pour sanctionner le PS et non par idéologie uniquement. C'est un parti à gauche qui offrait une alternative et il fallait bien que la direction de ce parti comprenne qu'on ne bafoue pas impunément les militants. Bravo pour vos déclarations et votre courage et merci de tenter, avec d'autres, d'imposer vos idées de rénovation.
Pour la première fois de ma vie (65 ans) je n'ai pas voté pour le PS. Et je ne pense pas que je revoterai pour le PS.
La solution ? Pourquoi pas... la dissolution ?
Certains militants iraient rejoindre Mélenchon, d'autres le NPA, d'autres le MoDem (?), d'autres "Les Verts"...
D'autres créeraient un (deux ou trois) nouveaux "partis".
Et la situation serait clarifiée.
- d'un côté ceux qui préparent la Révolution, la Grande, la Vraie, l'Ultime (en se tamponnant le coquillard des questions climatiques, qui ne croient qu'au productivisme, etc.
- de l'autre ceux qui, modestement, essaient, pas à pas, de réformer la société française.
Deux obstacles majeurs :
- les parlementaires et plus généralement les élus représenteraient quoi ou qui? Démissionner ?
- la situation personnelle de ceux qui profitent de la situation actuelle du PS.
Aurélie Filipetti, vous et Gaêtan Gorce êtes certainement sincères et animés des meilleures intentions. Mais avez-vous saisi à quel point les Français (qui votaient pour le PS) ne veulent plus des rabibochages au PS ?
Je me trompe peut-être. Je souhaite même me tromper.
Si votre démarche pouvait réussir !
Je ne suis quand même pas certain que Gaëtan en factotum et vous en femme de ménage soyez capable de "ravoir" la rue Solférino !
cordialement
@ Marie-France, Babas, Brigitte, et sans doute beaucoup d'autres.
Votre choix se comprend, et n'aurait (presque, selon votre circonscription) pas prêté à conséquence si la "gauche plurielle" (çàd PS + Verts +...) avait gardé sa majorité de 2004, soit plus de 40 députés sur 78 à l'époque. Ce n'est pas le cas, et l'ump passe en tête.
Et si nous n'avions pas perdu...
En mai 2007, Ségolène avait rassemblé 17 millions d'électeurs. Il en aurait "suffi" de 2 millions de plus pour gagner.
Dimanche, la gauche plurielle (PS, EE,...) ne pèse plus que (sauf erreur de ma part) 7 millions.
Nous avons donc perdu en deux ans 10 millions des nôtres. Il faut les retrouver, et en trouver aussi 2 millions d'autres !
En un an, puisque les Régionales (du moins ce que Marleix va en laisser) auraient lieu en 2010.
Comment on fait ?
Si tu crois que la saine Rénovation dont tu parlais hier, et dont tu as parlé aussi ce matin, peut encore permettre d'inverser une tendance qui paraît sinistrement irréversible (dimanche soir, je voyais un empire malsain avec un NS président à vie...),...,si tu crois que quelque chose est encore possible, Aurélie, j'espère que nous serons assez nombreux pour marcher avec toi.
Douze millions de personnes à contacter...et à convaincre. Si on est 10 000, ça fait 1 200 "contacts" par militant(e). Beaucoup. Mais peut-être possible ?
Pour ma part je suis resté fidèle au PS, pour essayer de vous faire élire. Raté.
Ceci dit, il faut vraiment se bouger.
Les états-Généraux sont une très bonne idée. Si Europe Ecologie pouvait y venir ce ne serait pas mal -- je ne parle pas des Verts, qui sont dans un état proche de clui du PS !
@ Gérard Eloi
Ma voix sera acquise au PS avec une représentante comme S Royal.
J'ai conscience qu'elle doit, comme chacun de nous, avoir des défauts, mais il y avait vraiment de très belles choses dans son programme et son approche citoyenne et non économique me convenait.
L'état doit s'occuper de bien gérer le système étatique et tout faire pour que chaque citoyen de ce pays puisse vivre au mieux, c'est à dire s'occuper des stuctures (éducation, santé, justice etc...).
L'économie suivra...
Notre pays meurt des abus de toutes sortes de tous genres.
A voir ce qui se passe en Suéde, la direction est bonne.
Cordialement.
Bien sur des états généraux me semble primordial , mais il faudra éviter la parlotte si chère au PS. De vrais décisions et un vrai programme a proposer aux citoyens. Avec un(e) leader élue par tous les militants (sans magouilles cette fois !!!). Sans cela le PS va plonger dans un coma profond !!!
Coucou et Bravo Aurélie
Bonjour Aurélie,
Comme beaucoup de socialistes, j'ai voté. En écoutant Catherine Trautman à Florange et surtout à Metz nous avions bien un programme, et un programme qui tenait la route. Car dans le cas contraire, je ne pense pas que vous vous seriez lancée dans l'aventure Européenne. Reporter son vote à un autre candidat aurait pu s'avérer dangereux, les français ont la mémoire courte 2002, la seule fois où j'ai voté à droite. J'ai donc pour les Européennes voté PS. J'estime qu'il y a d'autres moyens pour montrer à la tête dirigeante notre, votre mécontement. Dorénavrent Mr Sarkozy aura encore plus les coudées franches, et il ne faudra pas se plaindre. Et son 29% n'est juste que le reflet de ce qu'il lui reste en France de sympathisants, sur les presque 52% de Mai 2007 on peut y voir le malaise des Français.
Mais vous avez raison Aurélie, il faut absolument reconstruire la maison et ne pas se contenter de repeindre du sol au plafond. Et cette refonte doit se faire dans le calme et la sérinité si nous voulons une perrinité au Parti Socialiste.
Nous continuons le combat, votre combat et comptez sur notre soutien.
Les amis des loups
Je souscris à cette analyse. Le PS ne reçoit que les fruits d'une gestion catastrophique de plusieurs années (la fameuse entente cordiale des courants, une complaisance envers la balkanisation du PS) et d'un mépris de la moitié de ses militants (ceux qui ont voté pour Ségolène Royal à Reims), pour ne pas dire davantage.
Cette claque a toutes les chances d'être salvatrice car elle met un terme au déni de réalité et à l'autisme. Et pourtant je n'ai pas d'animosité à l'égard de Martine Aubry qui est très loin d'être la seule responsable de cet échec. Elle a fait face à d'énormes difficultés avec beaucoup de courage et de dignité, et rien ne serait pire que de l'accabler, le PS tomberait encore plus bas. Elle s'est bunkerisée car elle savait que certains qui pourtant l'avaient soutenue après Reims, n'attendaient qu'une chose : la cornaquer. Son échec était programmé.
De surcroît, ce fiasco va permettre, dans le futur, de traiter de la question des alliances de manière moins condescendante avec les autres composantes de la gauche.
bonjour aurélie,
nous y voilà,la descente du Ps était inéluctable,rien n'a fait changé de voie les têtes "pensantes " du parti!nous avons une personne ,que vous soutenez ,Ségolène Royale qui avec un soutien entier aurait donné une chance à la gauche de rester en bonne place,virez ses détracteurs ,la perfection n'existe pas mais ses convictions et ses actions prouvent qu'elle a de grandes, capacités politique.pour les futures élections régionales ,il faut la porter aux postes de décisions et comme disais quelqu'un qui n'était pas de gauche,"y a pas qu'a râler y a bosser"
je suis déçue que vous ne soyez pas élue mais votre travail sur le terrain est super.
6 mois avant de se mettre en mouvement ? c’est une blague j’espère...
Sérieusement je pense que si d’ici une semaine maximum rien de concret n’a été fait pour repartir sur de bonnes bases (la préparation d’Etats Généraux que vous appelez de “vos souhaits”, le vaste chantier de rénovation...), autant que vous quittiez le PS avec des camarades qui veulent réellement faire bouger les choses à Gauche plutôt que de rester englué avec M. Lang ainsi que la “colonie” de Fabiusiens et Strauskhaniens qui n’attendent que les Présidentielles pour leur poulain.
En gros, soit vous parvenez à les convaincre de travailler avec vous MAINTENANT pour bâtir un programme, soit vous les laisser dépérir dans leur immobilisme patent.
Cordialement,
Florian
L'appel est plutot bien ... mais a la captation par les dirigeants du PS je rajouterai la captation par ses militants. Il s'agit d'une captation idéologique ( propension beaucoup plus fort a lideologie que la societe francaise dans son ensemble), une captation d'interet ( forte representation au sein du PS n'est pas equivalent a forte representation dans la societe francaise) et captation d'interet. Le troisieme point parait le plus important car il souligne l'effet nefaste des barons locaux.
Lettre à ces socialistes qui nous désespèrent
Publié le 09 juin 2009 par Pslys
Peut-être est-il trop tard, et cette lettre inutile. Je vous ai écoutés depuis dimanche soir : les mêmes mots désolés, les mêmes phrases d’attrition, le même lamento qu’aux soirs de vos échecs de 2002 et de 2007 - ces élections présidentielles supposées imperdables. Mots vides, phrases creuses, refrains artificiels auxquels, depuis le temps, nous ne pouvons plus croire. Car sans doute les retrouverait-on, identiques, aux soirs de vos cinglants revers législatifs de 1986 et de 1993. C’est une vieille manie : les soirées de défaites électorales, vous vous souvenez soudain de vos électeurs. Quand vous les perdez…
Puis vous revenez à vos affaires, sans rien changer de vos habitudes - manœuvres d’appareil, divisions intestines, rivalités personnelles. Avec la conviction tranquille qu’un retour de balancier vous assurera, de nouveau, places, postes, réseaux. Comme si vous étiez définitivement la seule alternance possible à la droite et naturellement les propriétaires des suffrages qui vont avec. Comme si vous n’aviez pas à les reconquérir. Comme s’ils vous revenaient de droit, telles des brebis égarées trouvant forcément le chemin du bercail.
Procès d’intention, direz-vous. Non, simple constat logique : si vous pensiez vraiment le contraire, vous auriez agi autrement depuis 2007, voire depuis 2002. Vous vous seriez ressaisis, vous n’auriez pas privilégié vos détestations plutôt que vos solidarités, vous ne vous seriez pas écharpés comme des chiffonniers, vous n’auriez pas truqué vos propres votes de congrès, vous n’auriez pas offert ce spectacle lamentable à Reims, vous ne vous seriez pas repliés sur vous-mêmes en ces temps d’urgence sociale et démocratique, bref vous auriez pensé à parler à celles et ceux sans lesquels vous n’êtes politiquement rien, plus rien : vos concitoyens, vos électeurs.
Quel droit ai-je à vous apostropher ainsi ? Justement, celui d’être, comme des millions d’autres Français, l’un de vos électeurs, fidèle et constant. J’ai beau parfois la juger avec sévérité, puisque confronté dans mon travail de journaliste à ses incohérences ou à ses impostures, la gauche reste ma famille, de cœur et d’esprit.
La gauche ? Sans l’idéaliser, je veux dire par là cette conviction élémentaire que, derrière tout désordre, il y a une injustice, quand conservateurs et réactionnaires choisiront l’injustice plutôt que le désordre. Or, depuis votre congrès d’Epinay en 1971, depuis la dynamique unitaire qui a suivi, depuis qu’ainsi, vous avez définitivement ravi au Parti communiste la première place, vouloir que la gauche gouverne le pays oblige à voter pour vous, par-delà la diversité des gauches françaises.
Cette responsabilité que vous revendiquez auprès de nous, nous donne donc quelques droits sur vous, et d’abord celui de vous parler franchement. Pour vous dire que les partis sont mortels, qu’aucune étiquette n’est éternelle et que les idéaux n’ont pas d’écurie assignée. Le darwinisme vaut aussi en politique : on vit, on meurt, on se transforme ou on disparaît.
Discréditée par son attitude devant la question coloniale, la SFIO aura vécu, et le Parti socialiste fut plutôt une création par agrégation et rupture que sa succession logique. De 1958 aux années 1970, l’enterrement aura duré près de quinze ans. C’est à peu près le temps qui nous sépare de la fin, en 1995, de l’interminable présidence de François Mitterrand dont, en vérité, vous ne vous êtes toujours pas remis. Et dont, peut-être, vous ne vous remettrez jamais.
Car le résultat électoral du 7 juin 2009 n’est pas un accident, mais une confirmation : celle de votre incapacité collective à vous réinventer un avenir, un projet, une vision. Contrairement aux commentaires convenus, ce n’est pas l’opposition déterminée à Nicolas Sarkozy qui a été sanctionnée dans les urnes, mais votre impuissance à incarner une opposition crédible. Abstentionnistes massifs - dont, pour l’essentiel, la jeunesse et les classes populaires - et électeurs écologistes - dont, notamment, le socle urbain et diplômé de votre électorat - ont sanctionné, par leur absence ou par leur vote, vos divisions, vos faiblesses et vos silences. L’affirmer, ce n’est aucunement diminuer le mérite des listes Europe Ecologie qui ont suscité l’adhésion par contraste avec vos manques.
L’unité des différences, l’originalité du projet, le souci du monde et le souffle de démocratie étaient en effet de leur côté, pas du vôtre. Dans un processus longuement mûri et parfaitement maîtrisé, les Verts ont suscité un rassemblement qui les dépassait, du noniste altermondialiste José Bové aux animateurs de la Fondation Hulot. Loin des vieilles recettes, leur projet européen associait le changement écologique et la protection sociale, se voulant carrément un « programme de transition entre deux mondes, entre deux modèles de développement, entre deux civilisations ».
La promotion de deux figures européennes, mariant et dépassant les nationalités, Daniel Cohn-Bendit et Eva Joly, exprimait une particulière intelligence du monde, de son interdépendance, de sa complexité et de sa fragilité. Enfin, l’absence de toute préoccupation présidentielle, associée à une authentique culture parlementaire européenne, insufflait une vitalité démocratique, à l’image de la décontraction et de la simplicité du leader de la campagne.
Pendant que les écologistes travaillaient, vous vous disputiez. Non pas sur les idées, tant les divergences sont au fond minimes entre vous, mais sur les personnes. En 2006, dans un livre d’entretiens, je me souviens avoir opposé à votre premier secrétaire d’alors, François Hollande, cette réflexion de Pierre Mendès France : « Choisir un homme sur la seule base de son talent, de ses mérites, de son prestige (ou de son habileté électorale), c’est une abdication de la part du peuple, une renonciation à commander et à contrôler lui-même, c’est une régression par rapport à une évolution que toute l’histoire nous a appris à considérer comme un progrès. »
A trois ans de distance, sa réponse ferait sourire si ce n’était pas pitié : « L’essentiel, c’est le projet politique, et cette leçon-là demeure. Les personnalités comptent, mais ne nous laissons pas emporter par la compétition des personnes. [...] C’est le projet, c’est le contrat, c’est la politique qui crée la dynamique. C’est le collectif qui porte l’individuel. » Vous avez toujours produit d’excellents commentateurs de notre vie politique. Ils ne font pas forcément ses meilleurs rénovateurs.
La sanction électorale dont vous faites l’objet vient de loin. Elle frappe de longues fainéantises et d’anciens renoncements. J’en dénombre au moins quatre. Le présidentialisme d’abord, cette gangrène qui dévitalise la démocratie française : héritiers de François Mitterrand, qui en accrut les travers à rebours de ses engagements, vous n’avez pas su inventer un projet politique qui refonde notre démocratie en limitant, en contrôlant et en équilibrant ce pouvoir exécutif dominateur.
Pis, vous avez même accéléré, sans en débattre publiquement, cette présidentialisation de notre vie publique, dont profite l’actuel pouvoir, en associant le passage au quinquennat et l’inversion du calendrier électoral. Toutes générations confondues, vous êtes ainsi devenus un parti de professionnels, où l’individualisme carriériste l’emporte sur la fraternité militante. A tel point que, dans un paradoxe audacieux, les plus rénovateurs d’entre vous ne voient d’autre moyen de sortir de l’impasse que de trancher au plus vite cet enjeu présidentiel en contournant votre propre parti par des primaires ouvertes à toute la gauche.
Cette campagne européenne l’a prouvé au-delà du raisonnable : votre deuxième renoncement concerne rien de moins que le monde qui nous entoure. En théorie porteur, depuis l’origine, de valeurs et principes universalisables, sans passeports ni frontières, le socialisme est supposé unir l’intelligence internationale au projet national. De fait, l’Europe fut, dans les années 1980, votre affaire avec Jacques Delors, tout comme ce sont deux des vôtres qui dirigent aujourd’hui le Fonds monétaire international et l’Organisation mondiale du commerce.
Or c’est tout le problème, que révèle au grand jour l’actuelle crise économique et qui fut au moteur de votre propre schisme lors du référendum européen de 2005 : vous avez accompagné la financiarisation et la bureaucratisation de l’Europe, plutôt qu’incarné sa dynamique démocratique et sociale. L’incapacité des socialistes européens à porter une stratégie, claire et cohérente, de changement lors de ce rendez-vous électoral alors même que le capitalisme traverse une crise historique portait l’échec dans les urnes comme la nuée annonce l’orage.
Troisièmement, vous avez oublié d’être vous-mêmes. D’ordinaire, la droite ne masque pas les intérêts particuliers qu’elle défend : elle les assume, les revendique, les illustre par ses choix économiques, sociaux, fiscaux, sociétaux, etc. Et, sur ce registre, le pouvoir actuel se dissimule moins que d’autres, assumant sans vergogne un mélange sans pareil des intérêts privés et des responsabilités publiques.
Or, à force de vous identifier à l’Etat par un effet insidieux de ce présidentialisme qui vous éloigne de votre base, vous finissez par oublier les intérêts sociaux qui vous légitiment. Etre socialiste, ce devrait signifier porter sans complexe les voix de ceux que l’on entend le moins, qui décident le moins, qui comptent le moins - des ouvriers, des employés, des travailleurs, des salariés. Des classes populaires en somme. De ceux qui subissent le partage inégal des richesses inhérent à l’ordre économique actuel.
Or, il y a à peine un an, révisant votre déclaration de principes, vous en avez ôté la simple mention sous forme de constat que les classes sociales existent, comme si cette affirmation que la politique est aussi l’affrontement d’intérêts sociaux divergents vous semblait dépassée. Pis encore, quand le peuple guadeloupéen a donné l’exemple d’une riposte inventive et fédératrice à la crise, par la mobilisation la plus large et la plus déterminée, vous avez paru prendre peur, redoutant une contagion soudaine en France plutôt que de citer en exemple Liyannaj kont pwofitasyon. Qui ne voit pourtant, dans les entreprises comme dans les universités, les unes mobilisées dans la dispersion, les autres épuisées par leur solitude, qu’une dynamique rassembleuse, faisant front contre des politiques injustes et régressives, aurait insufflé de l’espoir, l’envie de résister et d’inventer, plutôt que le découragement qui, aujourd’hui, rôde?
Mais vous ne vous êtes pas seulement éloignés de votre base sociale ; vous avez plus largement ignoré la société civile, sa vitalité associative, son bouillonnement intellectuel, son expertise militante. Quand, enfin, vous vous mettez à réfléchir, colloquer et discuter, voici qu’on retrouve les mêmes figures intellectuelles ou médiatiques qui encombrent les allées gouvernantes depuis bientôt trente ans. Vous ne prenez aucun risque, préférant rester en terrain connu et usé.
C’est votre quatrième renoncement, et peut-être le plus sourdement inquiétant : non seulement vous ne travaillez pas assez votre culture générale, mais surtout vous ne dialoguez plus avec le monde du savoir, vous n’affrontez pas l’audace des idées, vous n’écoutez pas avec humilité ce qu’auraient à vous dire tous ces historiens, sociologues, économistes, mathématiciens, physiciens, biologistes, etc., scientifiques authentiques qui fréquentent laboratoires et bibliothèques plutôt que les allées du pouvoir et de la notoriété.
Il est, de ce point de vue, un souvenir pas si lointain dont l’ironie amère vous accable : Eric Besson, le symbole même du transfuge sans principes, traître à ses électeurs comme à ses convictions, était jusqu’au tout début de 2007 votre secrétaire national aux études. Désormais numéro deux de l’UMP et ministre de l’identité nationale, ce converti zélé au sarkozysme, dont la dérive n’est sans doute pas achevée, était donc officiellement chargé de vos réflexions, pensées et analyses - c’est tout dire.
Depuis sa survenue, vous faites semblant de traiter l’ouverture, ce débauchage humiliant sans autre loi que l’avidité ou la lassitude, comme un épiphénomène. Ce ne serait, à vous croire, que trajectoires individuelles, quand leur somme nous dit le contraire : aucune de vos sensibilités, aucune de vos histoires, aucun de vos courants n’est épargné. De la mitterrandie à la deuxième gauche, de Jacques Delors à Lionel Jospin, de Michel Rocard à François Hollande, sans oublier SOS Racisme, aucun territoire socialiste n’a su résister en bloc à l’érosion sarkozyste - et ce n’est probablement pas fini.
Ce n’est pas seulement affaire de morale politique, bien que la vertu républicaine soit ici malmenée, c’est aussi la note à payer des manquements déjà relevés. Il faut être équitable : ces hommes et ces femmes ont changé de camp sans y voir de rupture. Tout simplement parce que leurs dérives individuelles avaient été précédées par vos dérives collectives. Qu’il s’agisse des institutions, des banlieues, de l’islam, de la sécurité, des libertés, de l’immigration, des privatisations, de la fiscalité, de l’Union européenne, du Proche-Orient, etc., la liste est longue des glissements progressifs par lesquels le socialisme français a perdu en spécificité, en identité et en substance. Comme si vous vous étiez laissé glisser, au fil de vos épisodes gestionnaires, sans prendre la mesure des défis du monde et de l’époque.
Alors, que faire ? La réponse vous appartient, et je n’ai aucune recette en magasin. Je pressens seulement que si vous continuez comme avant, sans sursaut ni vision, vous serez perdus. Jusqu’ici, vous viviez dans le confort de vos fiefs municipaux, départementaux et régionaux. Après tout, vous pouviez digérer l’échec national si vous restiez maîtres des territoires. A un an des élections régionales, l’alarme de ces élections européennes annonce la fin de cette illusion.
Les Verts, que n’obnubile pas la présidentielle, pensent déjà aux régionales, avec la cohérence, le dynamisme et le systématisme qu’ils viennent de prouver. Et ils n’ont aucune raison de se dissoudre dans un front opportun dont vous auriez soudain le souci, après avoir joué en solitaires. Pas plus sans doute que les gauches de la gauche qui préféreront se rapprocher avant de se tourner vers vous. Hier, vous avez dominé et instrumenté la gauche plurielle, plutôt que vous ne l’avez animée et fédérée. Aujourd’hui, vous ne pouvez penser la réanimer artificiellement sur la base de votre propre faiblesse.
Vous êtes donc seuls, face à votre histoire qui est aussi la nôtre. Car ce qui vous arrive, qui nous concerne et nous inquiète, dépasse nos individualités. Un cycle plus que centenaire s’achève, sous les coups de boutoir des crises financière, économique et écologique. A la fin du XIXe siècle, dans le contexte de la première mondialisation et de la deuxième révolution industrielle, la social-démocratie fut une invention européenne, porteuse de trois réponses : l’internationalisme comme souci du monde, le parlementarisme comme projet démocratique, le prolétariat comme levier social. Toutes les familles de la gauche, quels que soient leurs fractures, déchirements et trahisons, sont issues de cette matrice dont les idéaux ont fini par ensemencer toutes nos sociétés, dans leurs pratiques sociales et leurs cultures démocratiques.
Quel en sera l’équivalent à l’heure d’une deuxième globalisation qui décentre le monde, au détriment d’une Europe occidentale qui se crut longtemps maître de sa destinée, et d’une troisième révolution industrielle, qui appelle de nouveaux droits et de nouveaux modèles, d’autres précautions et d’autres protections ?
C’est à cette question qu’il faut répondre par l’invention de nouvelles radicalités démocratiques, sociales et écologiques. Ne manquant pas de penseurs visionnaires, de René Dumont hier jusqu’à Edgar Morin aujourd’hui, les écologistes français s’y attachent avec persévérance hors des sentiers battus. Certaines gauches alternatives aussi, ébranlant les anciens héritages étatiques et les vieux dogmes productivistes, dans une fidélité à une critique libertaire du capitalisme confortée et rajeunie par la crise.
Et c’est aussi ce défi, largement intellectuel avant de se traduire en pratique politique, que l’on retrouve dans la longue marche de Barack Obama, pavée de livres et de discours qui réfléchissent pour agir, qui embrassent large et visent loin. Avant un programme catégoriel, c’est une vision qu’il nous faut où l’espérance de changement se ressource dans l’inquiétude des périls. En somme, un horizon vers lequel avancer. Hélas, rien de tel, pour l’heure, de votre côté.
Oui, hélas, car le temps presse. Jamais les idéaux portés par la gauche n’ont eu autant de pertinence face à la débâcle d’un système injuste, inefficace et destructeur. Et, pourtant, dans presque toute l’Europe, la gauche recule, les conservateurs progressent et l’extrême droite augmente. Quant à la France, l’actuel pouvoir y serait déjà clairement minoritaire, discrédité par ses excès de démagogie et ses abus de pouvoir, s’il n’avait pas, en face de lui, l’opposition la moins inventive, la moins déterminée et la moins rassemblée qui soit. Et c’est un peu, voire beaucoup par votre faute.
Ma sévérité est à la mesure de mon attente. Je ne crois pas à la politique du pire. Les crises ne sont pas forcément salvatrices. Elles peuvent accoucher aussi bien de régressions terribles, avec l’installation durable de pouvoirs orwelliens mâtinés de télé-réalité, répétant sans cesse à des peuples anesthésiés et désinformés : ayez peur, ayez bien peur, ayez surtout peur, et laissez-moi m’occuper tout seul du reste. De tout le reste. Et, par-dessus tout, de l’argent et de la puissance, ces deux adversaires éternels de l’espérance progressiste. C’est ce cauchemar qu’il nous faut faire fuir, tous ensemble.
Merci de m’avoir lu jusqu’à la fin. Merci, peut-être, de me répondre. Merci, surtout, d’en tenir compte, qui sait ?
Edwy Plenel
@ Marie-France,
Comme je l'avais déjà écrit, je comprends et respecte ton choix.
Mon rappel des chiffres (7 millions contre 17 en 2007 !) ne concernait nullement les personnes ayant voté Verts ou divers gauches.
Je voulais simplement mettre en évidence cette abstention galopante, qui peut être interprétée comme un rejet du monde politique.
A cause de la crise, de tensions internationales, de problèmes environnementaux, de la misère du tiers et du quart monde,...la situation est très grave.
On peut considérer le désintérêt de la politique comme un découragement qui se généralise, comme un manque total de confiance en l'avenir. On dirait presque une société qui se laisse mourir...
Et je comprends ce découragement : j'estime avoir fait le maximum de ce qui m'a été possible pour les campagnes jusqu'à ces Européennes de dimanche. Sans résultat, sans écho.
Je ne sais pas si je travaillerai beaucoup la prochaine fois...
Peut-être que oui. Si je me réveille d'ici là. Et s'il y a une chance la prochaine fois...
Bonjour Aurelie
Le PS vient de recolter ce qu'il a seme depuis 2002 tant qu'il se comportera comme une agence de placement pour elephant
carrieriste cela ira de mal en pis,j'ai du mal a croire a la sincerite
d'une direction qui "decouvre" subitement qu'elle a fait fausse route alors que la deconfiture etaitprogrammee depuis le congres de Reims.
Que de temps et d'energie perdue alors qu'il y a tant a faire au
cote des salaries durement touches par la crise du systeme capitaliste..
Maintenant les propositions et vite !
Alors maintenant il faut réagir. Faut plus déconner. Arrêter les conneries de guerre interne d'égo au PS. Engager des personnes qui savent parler et se montrer (avocats, économistes, professeurs, comédiens...), des personnes qui ont des relations (beaucoup de relations), des personnes intellectuelles et fidèles aux idées de gauche.
Virer les soi-disant socialistes plus intéressés par une gamelle à droite. Il faut des idées tout de suite. Un programme, des directions claires, des alliances claires. Une 1er secrétaire qui tape du point sur la table. Il faut observer la droite, ses méthodes, ses hommes, ses discours, sortir de cet angélisme, de cette naïveté politique. Arrêter de ne pas oser de ne pas vouloir être aussi hargneux que la droite. Eux n'ont aucun scrupules ! En un mot, parler franc et d'une seule voix (une seule !).
Arrêter avec Sarkosy : ça marche pas alors changeons avec ce discours simpliste ! Mais par contre faisons des propositions réalistes et faisons les entendre par tous les moyens.
Il faut répondre immédiatement à ces rumeurs de débauchage de tel ou tel socialiste. Et qu'il réponde eux-même pour dissiper tout malentendu. Ou bien dehors !
Maintenant Il faut parler, discuter, convaincre avec la même hargne, la même argumentation et la même clarté que l'UMP avec des idées de gauche les plus claires et tranchées possible. Parler avec des mots simples, compréhensibles et faisant mouches. Convaincre les gens avec les mêmes armes que la droite. Et arrêter enfin les erreurs de castings, de lieux de réunion (Le cirque d'hiver !!!) ou les tracts confus.
Mais il faut surtout que nous ayons beaucoup de relais dans les médias, à l'AFP, journaux, TV, radios... Retrouver des relations dans toutes les couches de la société. A cet heure, c'est la droite qui monopolise la plupart des organes d'informations.
C'est possible pour l'avenir ou bien malheureusement adieu le PS !
Un électeur de gauche déçu mais confiant dans l'avenir.
SUPPLIQUE D’UN ADHERENT DE BASE A CEUX QUI PEUVENT ENCORE QUELQUE CHOSE POUR NOUS
Le verdict est tombé. Les analyses n’en finissent plus d’analyser et « essayer de comprendre ».
Cela fait 7 ans que ça dure. Vous faites partie de ceux qui ont compris et qui implorent la transformation tant attendue mais la glu de la temporisation, des « étapes à respecter » et surtout de « la relativisation » va encore faire son œuvre. L’exemple est concret, bien présent, je viens de le vivre et c’est consternant.
En réunion de section élargie, hier soir (10/06), les personnes présentes, invitées pour une réunion sur les problèmes de la Justice avec 2 intervenants de qualité, ont patiemment, courtoisement et avec intérêt malgré tout, participé à ce débat fort bien mené mais nous sentions bien que le « résultat des élections » et le drame que vit le PS, notre « maison » (mais est-ce bien le cas ?) était à fleur de peau, de tripes nouées, de gorges prêtes à hurler.
Alors nous avons vécu ce qui incarne exactement le fossé entre des élus appartenant à une majorité, soucieux de maintenir un cap « passe-partout », permettant de faire le dos rond en attendant la fin de la tempête, et nous les électeurs , les militants , les « croyants ». Notre élu en question a commencé son propos en rondeur, en « comprenant »…, en parlant de fâcheuses interactions : la malheureuse catastrophe de l’Airbus, le film « Home», donc de nos électeurs partis cette fois chez les écologistes mais le comble arriva quand notre représentant nous demanda de RELATIVISER !!! Çà, ce n’est pas passé et une sérieuse houle est montée instantanément du fond des poitrines.
Alors s’il vous plaît, écoutez-nous, nous vous en supplions au nom de tout le poids de l’Histoire de notre mouvement.
Ne relativisez plus rien. Les états des lieux et diagnostics en tous genres, on en a à revendre. Vous savez ce qu’il faut faire. Agissez, nous serons derrière vous ! Les structures d’action du PS sont périmées : voyez le site de notre parti triste à pleurer, la grande majorité va sur les blogs amis et sur Facebook !
Voyez nos affiches, nos publications attirantes comme l’ennui. Voyez nos bulletins de vote sans le moindre travail de graphisme pour la reconnaissance de nos candidats et l’accroche des électeurs.
Entendez les discours (pas tous heureusement) trop verbeux, trop académiques, qui comportent des éléments concrets mais noyés dans une phraséologie que l’on n’entend plus. Tout le monde a fait la différence avec le propos simple et efficace de Cohn-Bendit.
Allez mes amis, nous croyons en vous, rassemblez-vous, comptez-vous, sans préalable ni condition et présentez-vous face à la direction de notre parti, en posant sur la table avec la plus ferme conviction, votre pack bien serré, rempli de décisions pour maintenant, des décisions de fraîcheur, de vrai renouveau, de lumière pour un parti aujourd’hui dans le noir.
Les propositions de Martine Aubry, portent des débuts d’infléchissement de route du dinosaure mais l’étincelle n’y est pas. Á vous de la faire jaillir.
Sans quoi et comme hier soir, le discours anesthésiant ayant fait son œuvre, les gens se tairont, accablés, écoeurés et cette fois, ils seront encore bien plus nombreux à franchir le pas. Tout seuls, sans mot d’ordre pour un ailleurs d’où ils ne reviendront plus.
Si vous avez pu consacrer deux minutes à cette « supplique », merci.
Chère Aurélie,
Quel défaite pour le parti socialiste en France et en Europe pour ces eléctions européennes.En tant que militant au parti socialiste en Bourgogne depuis 2001 j ' étais effondré suite au résultat mais il faut que notre parti se relève vite pour gagner aux eléctions régionales.J'ai participé au meeting de fin campagne à Metz et j ai eu la chance de te voir en vrai pour la première fois quelle belle femme tu ai et quelle locution tu as.Je suis un soutiens à Ségolène depuis la présidentielle et je le resterais cette femme à quelque chose de magique et son charisme et ces idées peuve relever ce parti.J'éspère que Martine AUBRY et son entourage s en rendrons compte.Merci à toi chère camarade de défendre nos idées avec Ségolène et toute son équipe et place un peu à la jeunesse dans ce parti .Des personnes comme Laurent Grandguillaume que je connais puisque j 'ai milité à la section de dijon pour la premiére fois je sais le travail et le temps qu il passe pour ce parti devrait avoir un poste important dans ce parti et beaucoup d autres que je connais pas .Amitiés socialiste Patrick
Il est urgent que le P.S réagisse, 2012 c'est demain! Et non pour gagné, mais pour sauvé la France de la faillite...
Voici ce que j'ai écrit au secrétaire de ma section du 11° arrt de PAris. Cela rejoint beaucoup vos propositions.
"J'ai été tentée de déserter le vote PS pour Europe écologie comme tout le monde !
Un parti de gauche "de gouvernement" devra intégrer les idées portées par ce mouvement plébiscité par les français et même les européens et réfléchir à porter un mode de développement (pas une croissance) qui se préoccupe en même temps de ses effets sur la société (française et mondiale) et sur l'environnement (local et planétaire). Cette réflexion ne peut pas rester cantonnée au sein du seul PS mais concerner toute la gauche dans sa diversité.
Il me semble que Ségolène Royal est porteuse d'une telle démarche (je suis aussi consciente qu'elle roule pour elle, mais en portant des idées et des modes de faire nouveaux), sans être pour autant opposée à Martine Aubry dont j'ai aimé l'action lorsquelle était au gouvernement et dont j'apprécie l'action sur son territoire.
Dommage que l'anti Ségolène ait prévalu au PS contre l'avis de beaucoup (d'une majorité ?) de militants.
Dommage qu'on ne tire pas partie de tout ce qui se fait sur les territoires en rassemblant la gauche pour gérer et innover dans les pratiques et les programmes d'action.
Dommage que l'on soit dans une gouvernance descendante, organisée en courants nationaux, ce qui porte en germes la désillusion des militants et sympatisants et le combat des chefs.
Pour rassembler la gauche, il faut s'appuyer sur les électeurs de gauche (potentiels), les rassembler, les écouter, et s'il doit exister des "courants" qu'ils soient portés par les partis de gauche (c'est leur vocation) mais pas au sein du PS.
Pourquoi ne pas proposer des assises régionales ouvertes aux partis qui souhaitent y participer (avec le but de se rassembler), aux associations, universités, experts et citoyens pour définir, inventer, un programme "commun" de développement durable."
Au préalable à toute rénovation/refondation, la base du PS doit réclamer un audit du PS doublé d'un bilan social de son personnel politique à faire réaliser par un organisme indépendant avec comme programme d'analyse et de vérification les éléments interdépendants et réciproques suivants :
- les idées, les buts et les statuts du PS,
- l'organisation,
- les responsabilités,
- les pouvoirs,
- l'exécution et le fonctionnement au sein du PS,
- Rendre compte au sein du PS,
- Contrôle de la gestion du PS.
Le bilan social du personnel politique (pyramide des âges, origines et diversité sociales, formation, CV, carrière...etc.) devra notamment compter le nombre de camarades ouvriers députés et/ou sénateurs, originaires des classes moyennes sur les 30 dernières années afin de réélire des camarades ouvriers et d’origines ouvrières à l’Assemblée Nationale sur les deux centaines de députés socialistes.
L'audit devra aussi analyser "la démocratie statutaire adaptée" par les courants en vigueur au PS et faire le point des droits des adhérents pour aboutir à l'élaboration d'un droit de l'Adhérent qui mettrait le militant au coeur du PS par : le droit à l'information, à la communication et à la défense des adhérents (avec assistance juridique intégrée pour aller en justice ) ainsi que le droit à la considération avec, au minimum reconnu, le respect du droit de réponse à ses courriers par la Direction.
Une étude sur la dictature des courants et la conformité au statuts des associations/filiales des présidentiables est également à intégrer dans le champ d’investigation pour envisager la réintégration de tous les forums interactifs des associations/filiales du PS au sein du seul site Web du PS dont il est dépourvu aujourd’hui pour ne parler que dans un lieu et soutenir le seul et unique candidat du Parti.
L'article 1.4 du titre 1 traitant des "tendances organisées" qui sont interdites par les statuts doit être respecté. Les élus du parti réclamant le renouveau ou la refondation doivent demander sans délai ces mesures à Martine Aubry. Sinon, les Adhérents Socialistes Hors Courants (ASHC du PS) qui ont présentés au Congrès de Reims la motion «Revenir au pouvoir en deux temps – Priorité à la stratégie sur le programme socialiste en 2012» censurée par les courants à Reims, devront s’organiser pour les exiger dans les prochains mois.
J'ai des origines politiques encore plus à gauche que le PS. Néanmoins, depuis bien avant les dernières présidentielles, puis, de la manière dont avait été choisie la candidate de ce parti en 2007 et enfin particulièrement au travers de la personnalité de madame Royal, j’avais trouvé mon nouveau positionnement conforté : accepter la modernité de notre temps et préparer l’avenir.
Mais, depuis le « non » soutien des éléphants du PS, puis la campagne de dénigrement avant, pendant et après le congrès de Reims qu’a subit injustement Ségolène Royal, je me félicite d’avoir voté et fait voté pour les « vert » aux dernières élections. Le PS méritait une grande gamelle…. et ses éléphants embusqués pour faire les Zoros, une gamelle encore plus grande pour les freiner et les mettre en garde sur leur égoïste avenir, sanction infligée pas seulement par les membres du PS…. Mais !, mais !, je pense qu’une fois de plus ils ne veulent pas entendre, quels dommages pour nous tous!.
Cela fait, la vengeance, « ma vengeance » à ses limites et son point de non retour, alors attention.
Madame Filippetti je suis entièrement d’accord avec vous. Je pense même de plus, qu’il est temps de décider enfin, si les choses ne peuvent pas dès cet été prendre la bonne direction pour 2012, qu’il faut que les partisans de madame Royal partent du PS.
Tout et n’importe quoi : 47% des exprimés en 2007 ont soutenu madame Royal d’une part; d’autre part le congrès de Reims a fait la preuve que comme à droite il y a des maffieux au PS; ce parti est imbu et prétentieux ; par ailleurs M. Holland propose un rapprochement vers le MoDem (ce qu’il a combattu) ; la sanction du 7 juin doit porter ses fruits et très tôt sinon le point de non retour sera atteint.
Les éléphants du PS et sa figurine M.Aubry seront la perte de « ce PS ». Jospin l’a mis à genou en 2001-2002, et depuis sa chute, sa chute….. I
Madame Filippetti il faut reprendre de la crédibilité. Seule madame Royal aujourd’hui est à même d’incarner à gauche cette hauteur d’esprit des responsabilités, bien au dessus DES PARTIS. Une hauteur du niveau d’une présidentiable.
Vite, vite, il faut même quitter le PS peut-être.
Respectueusement.
Mon billet va sûrement en agacer quelques uns (unes) mais qu’à cela ne tienne , j’en tellement gros sur la “patate” de la débacle socialiste que je n’ai pu me retenir d’écrire ce billet sous forme de lettre à Ségolène Royal et aux socialistes.
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Mardi 9 juin 2009
Lettre a Ségolène Royal et aux socialistes.
Lors d’une réunion publique organisée p
Madame Royal,
Moi je ne suis rien du tout, qu’un vieux socialo de 71 ans , donc ce que je vais écrire ici n’est pas du tout destiné à amélioré mon avenir, je fais partie de ceux qui pourrait voter UMP , socialement la politique de Sarko et sa bande est presque faite pour moi.mais ma culture laique, et démocratique fait que ma veste socialiste ne risque pas de se retourner
Je sais c’est un peu rengaine mais j’ai des enfants et des petits enfants et c’est à eux que je pense.
Rendez-vous à l’évidence .. Il n’y a plus de PARTI SOCIALISTE, on va dire que ce parti est mort découpé en rondelles par une vielle garde qui a oublié qu’on était en 2009. Dany le rouge qui fait mieux que nous va nous manger tout crus, même si son aura nationale n’est pas avérée pour l’instant ,mais son mouvement raccoleur de gauchos perdus et désabusés comme moi fait son chemin.
Madame Royal il vous reste quelques jours pour envoyer paître toute la bande à Aubry qui a usurpé diaboliquement le siege qui vous revenait rue Solférino, et qui vous avait empêché en 2007de gagner la présidentielle .
Que vous ayez par solidarité fait semblant de vouloir recoller les morceaux du puzle éparpillés en ralliant Aubry en dernière minute ne vous a pas grandie .
J’avais lu votre livre ” une femme debout” à la suite duquel , j’attendais beaucoup de votre action . J’ai été déçu Mme Royal par votre passivité durant la campagne , si c’était la monnaie de la pièce a Martine il était inutile de rallier hypocritement son équipe avec qui vous n’aviez rien à faire.. Ensuite la semaine dernière le ” parisien” a fait un papier faisant ses choux gras d’une histoire de censure sur votre blog, si c’est vrai je n’ai pas aimé.
Aujourd’hui madame Royal il reste encore des femmes et des hommes qui n’attendent que votre réveil , mais c’est maintenant , si vous avez envie d’y aller c’est tout de suite , on peut avec vous encore gagner en 2012 .
La première chose à faire c’est de rayer de votre vocabulaire le mot ” SOCIALISTE” galvaudé, mis à toutes les sauces. il existe depuis plus de quarante ans , alors que la droite est passée par l!UNR , l’UDR, le RPR, je ne me souviens plus des autres et enfin l’UMP. Ensuite dans le même temps créer un sigle nouveau et moderne de parti démocrate. Vous devez aussi rayer de votre entourage tous les traitres plus ou moins avérés. Ne pas hésiter à mettre en face de leur responsabilités tous les vieux éléphants ( souvenez-vous ceux qui faisaient la “gueule” au premier rang du meeting de Villepinte en 2007, demandez la video a France 2). Il faut essayer de rallier rapidement à votre cause des jeunes , des personnalités encore fiables comme JL.Banco, Montebourg , Vals, Hamon etc…qui ne vont pas tarder à emmigrer vers, pour certain, des sirènes sarkozistes, et pour d’autres donner dans la verdure de D.Conh Bendit , voir le Front de gauche..
Ensuite les européennes c’est rapé pour ce coup là, donc concentrez-vous sur un programme national qu’il faudra affiner pour qu’il soit commun à une gauche démocratique et novatrice sans négliger les verts qui ne sont pas sans avoir des idées de Justice, d’énergies et d’économies..
Enfin un conseil perso: Madame Royal si vous ne voulez pas vous tenir à une ligne ressemblant à cela , laisser tomber , rentrez en Poitou vous préoccuper de votre région, car il y a des rapaces comme Rafarin qui guettent votre faiblesse pour vous ” descendre en flammes” à grand renfort de presse partisane a la première occasion.
Si vous lisez ce post Madame Royal , sachez qu’il n’engage que moi, mais qu’il reflete ce qui se dit dans les chaumières et sur certains blogs. Cordialement. Jean Georges.
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Militant du Parti Radical de Gauche, votant toujours socialiste, j'ai voté pour la Liste Europe Ecologie pour que le PS se ressaisisse, sorte de ses querelles misérables, mais aussi parce que le PS, par arrogance et prisonnier de sa logique de courants, a refusé d'intégrer des Radicaux de gauche dans les Listes socialsites ainsi que l'avait souhaité Jean-Michel BAYLET.
@ jean georges
Une phrase m'interpelle : Je fais partie de ceux qui pourraient voter UMP!
Même très en colère, cela me serait impossible ! Comment accepter cette France devenant esclavagiste (le mot n'est pas trop fort). Comment vivre sans état d'âme à côté de ceux qui mendient, n'ont plus de toit ou ne peuvent plus vivre décemment de leur travail. Je fais partie des privilégiés, j'ai des enfants et des petits enfants et je ne souhaite pas les voir vivre dans un pays comme celui là.
Jamais de vote UMP!
Cordialement.
"Vote sanction pour secouer...", " Quitter le PS...",...
Il y a indéniablement de graves problèmes, certains causés hélas par certaines personnes. (Je ne citerai que Lang, pour ne pas faire plus de dégâts...)
Mais le problème N° 1 est le suivant :
-en 2007, 17 millions d'électeurs au deuxième tour de la présidentielle,...il en manquait deux...
-2009 : PS+ Verts + autres gauches = 45% (pour 47 en 2007 !) de 18 millions d'électeurs.
Soit 8 millions de votant à gauche.
Nous en avons donc perdu 9 par rapport à 2007. Et il faut viser, puisqu'il y a 44 millions d'électeurs potentiels, 22 millions pour faire une majorité.
L'urgence, c'estt donc de "retrouver" 14 millions d'électeurs !
On fait comment ?
On commence quand ?
( D'accord, j'ai comparé des résultats d'européennes avec des résultats de présidentielles,..., mais ces chiffres m'ont l'air très graves. Et il y a des régionales en 2010...)
Madame Filippetti
Je ne sais où trouver le site de Vinent Peillon, alors, je me permets de vous faire part de mes remarques sur son passage à France-Inter ce matin 15 juin. En espérant que ces remarques servent à construire notre avenir et soutien.
En effet, ce matin monsieur Peillon disait que, premier travail pour le PS c’est de bâtir un projet pour s’opposer au projet du président. Puis, de faire élire celui ou celle qui portera se projet pour 2012. JE NE SUIS PAS D’ACCORD.
Nous revoilà encore dans la rhétorique du déjà vu. En 2006-2007 c’est bien ce qui a été fait avant la nomination par les urnes de madame Royal comme représentante du programme du PS à la présidentielle de 2007. « La preuve que ça à bien fonctionné car et malgré le non soutien des éléphants du PS dans cette période…… et le fait que ce programme n'était pas le sien, notre candidate a fait malgré tout 47% ». Puis… je ne vais pas vous conter le reste des événements, nous les connaissons tous. La seule variante, et encore !, c’est de faire voter ce coup-ci les sympathisant PS et/ou ceux des gauches.
Je pense que faire ça, c’est encore revenir sur du déjà vécu et échoué. Mort avant d’avoir vécu. Palabre de gentilhomme. Monsieur Peillon me surprend beaucoup.
Par contre, si je peux me permettre, je sais prétentieusement ce qui susciterait espoir et donnerait un élan efficient pour préparer 2012. C’est que des hommes ou femmes de gauche du PS seulement, avec leur sens du devoir et leur programme et leur vision d’une politique et leur ambitions et leur équipe se mettent en compétition pour qu’avant 6mois les membres du PS élargis (comme l’idée des adhérants à 20 €), désignent celle ou celui qui tracera la route pour 2012.
Chose qui a été en partie faite sur un programme du PS trop tard en 2006. Car il faut reconnaitre que ce qui avait été fait à très bien fonctionné sur un mauvais programme du parti. Souvenons nous le soir des élections, battue madame Royal marchant dans les rues, acclamée par la foule de Français enthousiasmés et pleins d’espoir. La seule bavure, c’est la « gueule » que tiraient des éléphants en mesurant qu’il fallait stopper cette femme. Et bien, je suis sûr que la seule chose qui a foiré et qu’il ne faut plus renouveler et donc, la seule chose sur laquelle il faut travailler, C’EST DE STOPPER NON PAS CETTE FEMME MAIS FAIRE TAIRE CEUX QUI AU CONGRES DE REIMS L’ONT LAMINEE FRODULEUSEMENT.
Pour être simple, si lors du congrès de Reims la motion arrivée en tête, puis un juste second tour légitimé par les urnes, avait désigné un(e) vrai(e) chef, le PS et nous la Gauche n’en serions pas là. Ce n’est pas le PS qu’il faut changer, c’est les vieux et leurs magouilles qu’il faut écarter. Sinon !!!!!!
Respectueusement.
Olivier.
" On a vu souvent des anciens volcans...." courage! ça reviendra
Marie France
Si cela peut vous rassurer, je veux bien à la limite voter pour un centriste bon teint si c'est pour qu'un umpiste ou autre droitier de service se prenne une veste.Quand à mettre un bulletin sarkosien dans l'urne soyez tranquille cela ne risque pas d'arriver, même en colère. jetez un oeil à mon blog vous verrez que vous serez rassurée.
Lisez ma phrase jusqu'au bout , sans faire parti des nantis comme on dit j'imagine que bon nombre de mes concitoyens, dans ma situation votent à droite voire plus loin. J'ai 71 ans , pas en trop mauvaise santé, nous avons avec mon épouse une retraite " décente" etc... J'ai aussi des enfants qui sont enseignants, deux petites filles superbes, une maison mais je ne supporte pas Sarko et sa bande de menteurs, destructeurs de libertés , de justice, d'acquis sociaux,. Avec un parti socialiste uni on pourrait se battre, se faire entendre ( vous avez vu comme moi depuis les européennes ) c'est silence radio et cela confirme bien ma contribution précédente en forme de lettre à Ségolène Royal.
Désolé de m'être mal exprimé sur ce sujet, mais je suis persuadé que vous aurez replacé cette phrase dans son contexte . Cordialement JG.