Le blog d'Aurélie Filippetti, députée de Moselle

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mardi 26 janvier 2010

TOTAL ne doit pas fermer sa raffinerie de Dunkerque.

Les 800 licenciements annoncés prochainement chez Total et la possible fermeture du site de Dunkerque sont inacceptables de la part d' une compagnie qui affiche encore cette année des bénéfices consolidés records de 9 milliards d'euros.

La compagnie TOTAL qui ne cesse de raffiner moins cher à l'étranger s'apprêtent à réaliser une nouvelle délocalisation, ce qui est d'ailleurs en contradiction avec les incantations mensongères du Président de la République hier sur TF1.
Je demande aussi un moratoire sur 163 licenciements prévus à Arkéma, la filière chimique de TOTAL, à Carling en Moselle.

Christophe de Margerie, le PDG de TOTAL doit s'expliquer sur cette décision lourde de conséquences pour les employés de TOTAL et les sous-traitants.

mardi 29 décembre 2009

Execution inadmissible en Chine

Tous les démocrates sont profondément choqués par l'exécution d Akmal Shaikh, 1er ressortissant européen exécuté en chine depuis 50 ans .

La chine a délibérément ignoré tous les appels à la clémence de l'Union Européenne et le la Grande-Bretagne notamment.

Cette décision inhumaine doit interpeler tous les états démocratiques dans leurs relations avec Pékin,qui selon Amnesty Internationale, a procédé à plus de 1.700 exécutions sur les 2.400 enregistrées dans le monde l'an dernier. La réal politique, les accords commerciaux et diplomatiques ne justifient d'aucune façon que l'on tolère des manquements aussi élémentaires aux droits de l'homme.

Je demande à L 'UMP de dénoncer officiellement l'accord de partenariat qu'il a signé avec la Parti Communiste chinois le 22 octobre.
Nicolas Sarkozy et Xavier Bertrand doivent condamner officiellement la dictature chinoise et ne plus coopérer avec avec elle à moins qu'ils privilégient la voie de la complicité.

Nicolas Sarkozy ne peut pas vouloir faire entrer Albert Camus au Panthéon et dans un même temps se compromettre avec l'une des plus grandes dictatures de la planète

jeudi 17 décembre 2009

Menace de coupure d'électrcité: la politique du gouvernement n’assure aucune sécurité énergétique

La vague de froid qui sévit en France depuis quelques jours met le système électrique français dans une situation de fragilité extrême, particulièrement dans l'Ouest et en région Provence Alpes Côtes d’Azur. Pour le Parti Socialiste, cette situation est révélatrice de faiblesses structurelles de la politique énergétique du gouvernement.

Il est incompréhensible et surréaliste que la France ait recours à des importations -à hauteur de 5 100 mégawatts, à la pointe de 19 heures mardi 15 décembre- pour pallier à la fragilité de son système d’approvisionnement en électricité.

Le Parti Socialiste dénonce des dysfonctionnements dans la gestion du parc nucléaire, liés notamment à une dégradation des conditions de travail chez EDF : sous-effectifs, éclatement des équipes, course aux gains de productivité, dégradation des relations entre syndicats et direction.

Le Parti Socialiste demande que des moyens supplémentaires soient apportés par l’Etat afin d’assurer un fonctionnement optimal de toute la filière électrique. Pour atteindre cet objectif, le Parti socialiste considère que les seules solutions durables passent par la mise en œuvre d’une politique d’efficacité énergétique et de diversification des sources de production d’électricité, actuellement trop dépendantes de la seule filière nucléaire.

mercredi 16 décembre 2009

J 'ai mal à la France

C'est avec une profonde indignation et colère que nous apprenons à nouveau l'expulsion hier de 10 afghans du territoire français.

M.Sarkozy, est-ce donc cela votre traduction de l'identité nationale mais aussi de la politique de civilisation (que vous empruntez sans vergogne à Edgar Morin pour en détournez le sens) que de renvoyer dans leur pays de gens qui fuient la peur au ventre la violence et la guerre, alors qu'ils devraient pour cela bénéficier de l'asile?

Quel cynisme aussi que de les renvoyer à Kaboul où ils devront rester alors qu'il y a eu encore hier un attentat, preuve que le climat ne cesse de se dégrader localement. Le Haut Comité aux Réfugiés de l'ONU a lui même compte tenu de la situation renoncé à son programme de retours volontaires vers Afghanistan. Par ailleurs, selon Amnesty Internationale, la France n'était en 2008, qu'au 11eme rang européen des demandes d'asile. Le chiffon rouge de l'invasion que vous agitez n'a donc aucun sens ni fondement.

Les députés et sénateurs socialistes ont annoncé lundi le dépôt d’une proposition de résolution relative à la mise en œuvre, pour les exilés afghans, de la directive européenne de 2001 sur la protection temporaire.

Vous ne cessez depuis des mois de désigner des boucs émissaires pour tenter de détourner la colère légitime de nos concitoyens face à votre politique.

L'identité nationale, ce n'est pas l'indignité nationale!

jeudi 10 décembre 2009

Sauver l'histoire

afp.jpg Des personnalités, notamment politiques, ont apporté leur soutien à l'appel d'universitaires publié dimanche dans le JDD contre la disparition des cours d'histoire en terminale scientifique, prévue par le projet de réforme du lycée.

Parmi les politiques figurent les socialistes Martine Aubry, Ségolène Royal, Manuel Valls, Aurélie Filippetti, Vincent Peillon, Laurent Fabius, Jack Lang, François Hollande, ainsi que Marielle de Sarnez (Modem) et quelques députés de la majorité : Hervé Mariton et Renaud Muselier (UMP), Jean-Claude Lagarde et Maurice Leroy (Nouveau centre).

L'acteur Pierre Arditi, le PDG d'Arte Jérôme Clément, le psychiatre Boris Cyrulnik, les écrivains Philippe Delerm et Hervé Hamon, le philosophe Michel Onfray, l'historienne Mona Ozouf ont également rejoint cet appel initié par vingt universitaires de renom.

"Universitaires, personnalités artistiques et politiques s'insurgent" contre la proposition de rendre optionnelle l'histoire-géo en terminale" et jugent "impératif d'annuler cette décision, inspirée par un utilitarisme à courte vue", déclarent les signataires de l'appel.

Ce projet "ne peut que susciter la stupéfaction par son décalage avec les nécessités évidentes de la formation des jeunes Français au début du XXIe siècle", écrivent-ils.

La réforme du lycée, qui doit être entérinée jeudi par le Conseil supérieur de l'Education, prévoit la disparition des cours d'histoire en terminale S, que le gouvernement veut recentrer sur la spécialité scientifique.

En revanche, l'enseignement d'histoire est porté en première à 4 heures hebdomadaires (au lieu de 2h30) pour toutes les séries.

La pétition a été initiée par le philosophe Alain Finkielkraut, le démographe Hervé Le Bras ainsi que 18 historiens de renom. "La décision envisagée par M. le Ministre de l’Education nationale, dans le cadre de la réforme des lycées, de rendre optionnelle l’histoire-géographie en terminale scientifique ne peut que susciter la stupéfaction par son décalage avec les nécessités évidentes de la formation des jeunes Français au début du XXIe siècle.

LA PETITION:

A l’heure de la mondialisation, les futurs bacheliers scientifiques n’auraient donc nul besoin de se situer dans le monde d’aujourd’hui par l’étude de son processus d’élaboration au cours des dernières décennies, pas plus que par l’analyse de sa diversité et des problèmes qui se posent à la planète et à son devenir. En outre, ils se trouveront dans l’impossibilité d’accéder à certaines formations supérieures de haut niveau pour lesquelles la connaissance de l’histoire et celle de la géographie sont indispensables et vers lesquelles ils se dirigent en nombre croissant.

Au moment où le président de la République et son gouvernement jugent urgent de lancer un grand débat sur l’identité nationale qui doit mobiliser le pays, cette mesure va priver une partie de la jeunesse française des moyens de se faire de la question une opinion raisonnée grâce à une approche scientifique et critique, ouvrant ainsi la voie aux réactions épidermiques et aux jugements sommaires.

Il est impératif d’annuler cette décision, inspirée par un utilitarisme à courte vue, qui se trouve en contradiction avec les objectifs proclamés du système éducatif français sur le plan de la formation intellectuelle, de l’adaptation au monde contemporain et de la réflexion civique des futurs citoyen

vendredi 4 décembre 2009

Communiqué de soutien aux salariés de VFLI Cargo à Freyming-Merlebach.

Aurélie FILIPPETTI, députée de Moselle, les socialistes de CREUTZWALD et Environs, la Fédération PS de la Moselle et la Conseillère Régionale locale saluent et soutiennent l’action des salariés de VFLI Cargo, dont ils comprennent et partagent les inquiétudes.
Ils regrettent que la Direction se soit opposée à leur rencontre avec les gens en grève sur le terrain.
Encore une soixantaine d’emplois perdus dans notre bassin (plus de la moitié des effectifs de la société !), une soixantaine de familles plongées dans l’incertitude du lendemain, dans la crainte du chômage et de ses conséquences quotidiennes !

Les salariés de VFLI sont les victimes indirectes de la fermeture de la cokerie de Carling, un de leurs principaux clients. Ils sont les victimes de la crise que certains nantis ont le culot de prétendre finie. Les banquiers et les traders renouent avec les bénéfices insolents, mais les emplois industriels, ou liés à l’industrie, continuent de disparaître, faute d’un projet industriel gouvernemental dont notre pays a tant besoin. Notre bassin ex-minier se vide de sa substance économique vitale.
D’autre part, on achemine toujours du charbon sur le site de Carling, par milliers de tonnes chaque mois, mais par camions, alors que les voies ferrées ex-HBL, propriété actuelle de VFLI Cargo sont sous-utilisées, voire inexploitées.
Comment peut-on parler de « Grenelle de l’Environnement » et de « Conférence de Copenhage », tout en favorisant encore et toujours le transport par route, infiniment plus cher et plus polluant que le transport par voies ferrées.

Les Socialistes dénoncent une nouvelle fois cette logique du profit immédiat, au détriment des travailleurs, de leurs familles, de notre bassin d’emploi et de notre environnement.

Si des licenciements ne peuvent être évités, les Socialistes, avec les salariés de VFLI Cargo,filiale de la SNCF, exigent que leur nombre soit le plus bas possible et que ceux qui vont perdre leur emploi, sans en être nullement responsables, perçoivent des indemnités de licenciement et de formation respectueuses de leur dignité et des services rendus pendant des années.

vendredi 20 novembre 2009

La mieux notée? Aurélie!

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L'hebdomadaire L'Express a fait passer à de nombreuses personnalités un test d'économie. C'est Aurélie Filippetti qui a le mieux répondu. Les résultats et le test sur le site de l'Express.

jeudi 19 novembre 2009

AZF

Je prends acte avec stupéfaction de la décision du tribunal correctionnel de Toulouse dans l'affaire AZF qui a prononcé une relaxe générale au bénéfice du doute.

Les 31 morts, les 1000 blessés de cette catastrophe n'auront pas obtenu justice!
Les dirigeants d'AZF s'en sortent avec des « fautes organisationnelles »!
Il est insupportable que TOTAL ne soit pas jugé malgré la demande des parties civiles, car les dirigeants de l'entreprise ne peuvent pas être exonérés de leurs responsabilités dans ce drame.
Un nouvelle fois, les plus hauts dirigeants des entreprises refusent leurs responsabilités dans les incidents industriels qui se sont répétés ces dernières années.

Nous attendons aussi toujours que TOTAL rende publique les conclusions sur l'enquête interne pour l'explosion du vapocraqueur qui a fait 2 morts et 6 blessés le 15 juillet dernier sur le site de Carling en Moselle Rappelons aussi que TOTAL conteste systématiquement la faute inexcusable de l'employeur pour les maladies mortelles dues à l'amiante dont sont victimes ses salariés ou retraités.

Combien faudra t'il encore de morts et de drames pour que TOTAL assume enfin son manque de politique de sécurité sur ses sites?

vendredi 13 novembre 2009

Et pourquoi pas un devoir d'intelligence pour les élus de la République?

A l’heure du débat sur l’identité nationale, il est regrettable de voir des hommes politiques rivaliser avec le Père Ubu.

Marie NDiaye est un écrivain dont les mots décrivent avec sensibilité et force un univers qui lui est propre. Elle fait arme de ses mots. Elle leur redonne vigueur. Auteur contemporain majeur et citoyenne, elle est légitimement interrogée sur son rapport à la situation politique de son pays. Le regard d’un artiste est précieux en ce qu’il nous donne à voir un peu de la complexité du monde, et le rôle de la politique devrait être de se nourrir, avec humilité, de cette richesse.
Derrière des mots forts employés par Marie NDiaye, il y a une réalité sur laquelle la politique doit s’interroger plutôt que de la nier. Son interpellation est légitime. Et lui intimer le silence, de quelque manière que ce soit, est une honte.
Il est tout à la fois ridicule, absurde et irresponsable d’en appeler à un quelconque devoir de réserve ou de discrétion pour les écrivains. C’est une forme de pression insupportable dans un pays démocratique et une régression pour la pensée critique.

Puisque certains se permettent de donner des leçons à des auteurs, j’en appelle pour ma part au devoir d’intelligence des élus de la République lorsqu’ils tiennent des propos dont la flagornerie ne saurait faire oublier la bêtise.

Finalement la seule réponse adéquate ne serait-elle pas « MERDRE ! ».

Aurélie FILIPPETTI

lundi 9 novembre 2009

Désagrément

Dans la nuit du 5 au 6 novembre, ce site a subi une deuxième attaque informatique. Des données ont été détruites (jusque dans les tables SQL pour les spécialistes..). Voici une version provisoire du site après sa convalescence du week-end!
Pas de performance informatique, le "hacker" n'a aucun mérite, il avait volé les codes d'accès...
Bonne journée!

lundi 2 novembre 2009

La lutte contre les cancers professionnels est la grande oubliée du plan cancer2

La lutte contre les cancers professionnels est la grande oubliée du plan cancer2

Les annonces du Président de la République sont décevantes en ce qui concerne la lutte contre les cancers contractés dans le monde du travail, qui est la pire des inégalités aujourd'hui en France.

Si l'on peut se féliciter des 750 millions d'euros alloués à la lutte contre le cancer en général, je regrette que ce plan ne soit pas suffisamment axé sur la lutte contre les pathologies générées par l'exposition à des substances cancérigènes (amiante notamment, mais aussi nombre d'autres substances toxiques) sur le lieu de travail.

Une politique de prévention et de détection des cancers professionnels par le biais d'études épidémiologiques systématiques ainsi que l'affirmation de la priorité donnée à la santé au travail dans toutes les politiques publiques sont nécessaires.

Chaque année, on estime entre 5 et 10 000 nouvelles personnes sont touchées par des cancers d'origine professionnelle, alors que seuls 1800 cas sont reconnus chaque année par la branche Accident du travail/ maladies professionnelles ( AT/ MP) de la CNAMS. Trop souvent le parcours pour la reconnaissance d'une maladie ou d'un décès d'origine professionnel s'apparante à un parcours du combattant pour les malades et leurs familles.

lundi 26 octobre 2009

De la politique en musique

"Marchands d'acier, tueur de région", le rock karaoké de Gandrange sur Youtube!
Merci à Christian De Mitri!

mercredi 21 octobre 2009

Destruction du chevalement du puits Simon à Forbach

C'est avec émotion et tristesse que nous apprenons la destruction prochaine du chevalement numéro 5 du puits Simon à Forbach.
Une nouvelle fois disparaît une partie de la mémoire lorraine, du souvenir de nos pères et frères mineurs.
J' adresse aussi, mes pensées émues aux familles des victimes de la catastrophe du puits Simon, le 25 février 1985 dont les corps sans vie ont été remontés du puits 5.

A la veille du 25 anniversaire de ce drame qui fut le dernier coup de grisou en France, la destruction du chevalement numéro 5 vient nous rappeler ce que notre région, ce que la France doit à tous les mineurs de Lorraine.

L'actualité hélas vient en échos de ces catastrophes pour nous rappeler que l'on souffre toujours, que l'on meurt encore aujourd'hui, au travail ou à cause de maladies professionnelles.

jeudi 15 octobre 2009

"Cadarache: CEA, Areva qui savait?"

La découverte d'un stockage dangereux de plutonium sur le site en démantèlement de Cadarache révèle une cascade d'incompétences et d'irresponsabilités.

Comme l'indique en langage codé l'Autorité de sureté nucléaire la "sous-estimation de la quantité de plutonium avait conduit à réduire fortement les marges de sécurité destinées à éviter un accident de criticité dont les conséquences potentielles pour les travailleurs peuvent être importantes". En langage plus direct cela signifie le stockage d'une telle quantité de plutonium aurait pu entrainer dans certaines conditions une réaction en chaîne! On ose à peine imaginer les conséquences pour les ouvriers du site voire les populations de la région...

Dès lors de nombreuses questions se posent notamment quant au délai d'information de l'ASN. Qui a eu, au sein du CEA et d' Areva, connaissance de cette situation en juin et a décidé de ne pas en informer immédiatement l'ASN?

Les déclarations de Jean-Louis Borloo qui se contente d'être "étonné" du délai entre la découverte et la déclaration de l'incident sont stupéfiantes.

L'état et le CEA doivent aux Français une transparence totale et fournir des explications sur ce qui est l'un des incidents les plus graves de ces dernières années.

Après la découverte d'un dépôt de déchets nucléaires français en Russie ces derniers jours, la France ne peut plus continuer sa politique d'opacité et de secret quant aux risques liés à l'industrie nucléaire.

Je demande donc la création d'une commission d'enquête parlementaire sur le traitement des déchets nucléaires et la décontraction des sites et le lancement d'un débat national sur la filière nucléaire.

lundi 5 octobre 2009

Soutien au théâtre Toursky de Marseille et à la culture suventionnnée

Présidente du Festival International du Documentaire (FID) de Marseille, Aurélie a apporté ce matin son soutien au directeur du Théâtre Toursky à Marseille qui entamé une grève de la faim pour protester contre la suppression de subventions publiques:

Cher Richard Martin, Je souhaite vous faire part de ma solidarité pour l'action que vous entamez afin d'alerter l'opinion et les pouvoirs publics sur la situation de Théâtre Toursky et plus largement du spectacle vivant en France. Comme vous le criez avec courage, l'Etat ne peut pas de désengager de l'action culturelle et les subventions, trop rares et trop maigres aujourd'hui, sont essentielles à la création et la culture populaires. Je suis, cher Richard Martin, à vos côtés, solidaire de votre théâtre et disponible pour toute action qui pourrait vous être utile

dimanche 4 octobre 2009

Nuit blanche à Metz.

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Aurélie a participé à l'inauguration de la 2ème Nuit blanche à Metz aux côtés de Dominique Gros (maire de Metz), Jean-Pierre Masseret (Président de la région Lorraine) et Antoine Fonté (Adjoint au Maire chargé de la culture de Metz).

samedi 3 octobre 2009

Pour les victimes de l'amiante en Moselle Est.

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Aurélie a participé aux côtés de Marcel Nicolaus, son fondateur et son équipe, à l'inauguration des locaux de l'association de Défense des Victimes de l'Amiante, à Saint-Avold, l'ADEVA Moselle-Est.

La défense des victimes des maladies professionnelles est l'un des dossiers prioritaires d'Aurélie depuis son élection. Retrouvez ci-dessous son intervention le 26 nov 2008 en séance à l'assemblée nationale lors du débat sur le Projet de loi de financement de la Sécurité sociale PLFSS 2009.

"D’un débat l’autre, la vie parlementaire propose parfois des collisions édifiantes. Il y a quelques semaines on nous invitait à voter quelques centaines de milliards d’euros de garantie aux banquiers qui avaient joué avec l’argent des autres et beaucoup perdu sur les marchés financiers. Leurs seuls objectifs était la maximisation de leurs profits, la satisfaction de leurs actionnaires qui saluaient chaque plan social par une hausse du titre en bourse et la rémunération confortable de leurs dirigeants en toutes circonstances. Pour ce grand sauvetage décidé en moins de 7 jours l’hémicycle était garni, le consensus atteint.

Il y a quelques jours, au milieu de la nuit d’un vendredi au samedi, nous avons traité à quelques parlementaires de la question des maladies professionnelles à travers le débat sur le projet de loi de finance de la sécurité sociale. Comme l'a rappelé mon collègue Bernard Cazeneuve, ce sont plus de 100 000 personnes qui sont frappées par les maladies professionnelles, notamment celles provoquées par l’amiante. Ces maladies sont connues depuis longtemps pourtant il faut parfois plus de 7 ans pour que les ouvriers qui ont été exposés soient indemnisés. Beaucoup sont morts avant de voir leurs droits reconnus. A l'issue du débat dans l'hémicycle, nous n’avons pas obtenu un euro. Au moins, une mission d’information, finalement concédée, nous permettra de rendre public les scandales liés à ces dossiers.

Nous sommes tous en cause. Le gouvernement pour ne pas prendre les décisions nécessaires dans ce domaine, les parlementaires pour ne pas assez nous impliquer, les administrations - CPAM, FIVA - pour trop souvent retarder les décisions en allongeant au maximum les délais de réponse, au risque de trahir ainsi leur mission de service public.

Les amis du pouvoir sont traditionnellement plus souvent banquiers ou dirigeants des entreprises en cause que mineurs de fond, ouvriers du bâtiment ou agents d’entretien en train de mourir pour avoir simplement fait leur travail dans un milieu pourri par des produits chimiques.

Les quelques témoignages que vous pourrez découvrir ci-dessous montrent pourtant que, grâce à l’engagement sur le terrain de quelques-uns, il est possible d’aider concrètement les victimes, quitte à bousculer les administrations en charge. Je remercie Marcel Nicolaus et Roger Lambert délégués CFDT pour les maladies professionnelles, de m’avoir mis en contact avec quelques unes des victimes de l’amiante. Les échanges que j’ai pu avoir sur ce dossier me confortent dans l’idée que je me suis faite de mon rôle de parlementaire.

Je n’ai pas voté les milliards pour les banques. Ma voix portera plutôt ceux qui sont tentés de renoncer à faire entendre la leur."

A pleins poumons

Dans Libération, le 19 août 2009 Aurélie écrivait le portrait de Marcel Nicolaus.

"La députée PS de Moselle fait découvrir ce défenseur des victimes de l’amiante, ancien chef de fabrication dans la pétrochimie.

Ça a encore explosé le 15 juillet. Ce papier était fini. On s’interrogeait sur l’avenir de la plateforme pétrochimique de Total à Carling (incertain…) Et puis, lors de la remise en route manuelle du vapocraqueur numéro 1, une poche de gaz a fait voler en éclat le surchauffeur de 30 tonnes. Il faut donc rajouter deux noms à l’épitaphe. Deux jeunes types de 21 et 28 ans qui n’ont que faire de la compassion managériale et pour lesquels on se dit juste, avec certitude et colère, que cela aurait pu être évité.

Vous cherchez la gauche ? Prenez l’autoroute A4, frontière allemande, frontières mouvantes. La Lorraine des sacrifiés aux champs d’honneur et des tombés au travail. Vous arrivez à Saint-Avold. Les mines de charbon ont été détruites. N’en déplaise à ceux qui aimeraient faire oublier la Lorraine des usines, les accidents industriels continuent. Ici, les comptes, on a l’habitude de les demander à la mort : sur 1 000 retraités de la chimie, 370 malades et 37 «décès imputables à l’amiante».

Parmi eux, 344 dossiers entre les mains de Marcel Nicolaus. Il a créé l’Adeva-Moselle Est (association de défense des victimes de l’amiante), après avoir été responsable CFDT des retraités de Carling. Plaques pleurales, fibroses, cancers broncho-pulmonaires, mésothéliomes… Les enfants de la classe ouvrière voyaient leurs pères tousser, s’asphyxier ou cracher leurs poumons. Et mourir en silence. Jusqu’à ce que la voix de ce bonhomme joufflu et pétillant ne s’élève dans le prétoire. Car c’est lui qui plaide. Devant le tribunal des affaires de Sécurité sociale, où se jouent les scandales des maladies au travail. Quarante années comme ouvrier, ça lui a finalement servi d’école du barreau, au vu des 98 procès déjà gagnés. Avec toujours le même adversaire : l’une «des plus belles entreprises françaises», selon François Fillon. Total d’AZF, de l’Erika, de la Birmanie. Total aux 14 milliards de bénéfices. Et donc Total de l’amiante.

Marcel est tombé dans l’amiante avant de tomber dans la procédure : «On versait ça par sacs dans une cuve de 10 mètres. Puis on descendait pour tasser avec les pieds. Ça rentrait par la bouche, les oreilles, le nez. J’avais 19 ou 20 ans. C’étaient les plus rebelles qu’on envoyait au blockhaus. J’ai menacé de quitter l’usine.» A l’époque, la plateforme appartenait à l’Etat. Quelle que soit la forme prise par le capital, l’empoisonnement a continué. Marcel, petit-fils d’un mineur croate et fils d’un formateur des Houillères d’origine allemande, est embauché à 15 ans par Charbonnages de France. «On gagnait le Smic mais on se prenait pour les rois du pétrole !» Dans la foulée il adhère à la CFDT, «comme les copains». Suit une carrière sans accroc. C’est un méthodique. On lui demande un jour son avis sur un process de fabrication qui achoppe depuis des mois. Il observe d’abord, et comprend qu’avec les trois-huit chaque équipe contredit ce qu’a fait la précédente. Alors pendant deux mois, il travaille de 4 heures du matin à 18 heures pour faire la jonction entre les postes. Ça marche. Pour le «cadrer», Paris propose de le faire passer ingénieur maison. Veto de la direction locale. Il sera chef de fabrication.

Au début des années 80, accident. Brûlé par du nitrate d’ammonium (comme à AZF), il demande à suivre ce qui se passe à l’usine depuis l’hôpital. Jocelyne Schneider, bénévole avec lui à l’Adeva, se souvient de l’avoir trouvé, après un accident de voiture, sur un brancard encombré de dossiers. «Ce n’est pas un exemple», s’excuse-t-il, soucieux de ne pas donner d’autres idées à Frédéric Lefebvre.

C’est parce que Marcel Nicolaus a été irréprochable dans son travail qu’il ne supporte pas que certains employeurs n’aient pas les mêmes scrupules vis-à-vis de leurs anciens salariés. En 2001, il boucle quarante ans de cotisations. Ses collègues pensent à un vélo comme cadeau de départ. Il choisit un zébu, nommé Marcel, pour une famille de Madagascar. «Y a au moins un Marcel qui travaille», rigole Marie-France, sa femme et mère de ses trois enfants. La retraite, c’est aussi le moment où son rationalisme réclame des explications scientifiques : «J’en avais marre d’aller aux enterrements. Je voyais les copains tomber les uns après les autres, un an, deux ans après leur départ en retraite.» Tous ces morts, ça lui en a fichu un coup. Peut-être aurait-il voulu les rattraper par le cordon ombilical, comme son frère jumeau disparu trois jours après leur naissance. Le médecin de l’usine avait dit à sa mère : «Le deuxième suivra bientôt.» Depuis, il vit pour deux. Tient des permanences dans la journée, plaide et assure des formations aux procédures amiante partout en France. La nuit, il rédige conclusions et plaidoiries.

La reconnaissance d’une maladie professionnelle et de la faute inexcusable de l’employeur sont un marathon pour les familles. Marcel s’est formé auprès de Roger Lambert qui suit les dossiers des mineurs malades pour la CFDT. Bénévoles, ils paient leurs frais, grâce aux subventions et surtout aux dons faits par les familles des victimes. L’indemnisation peut atteindre 20 000 euros pour des plaques pleurales et 200 000 après un décès. Une reconnaissance trop souvent posthume. Sur vingt ans, 149 salariés de Carling sur 2 000 sont morts avant la retraite. Cette mortalité est dix fois supérieure à la moyenne. Mais il n’y a jamais eu d’enquête épidémiologique.

Nicolaus remet à ses visiteurs une liste de noms et de dates. C’étaient ses copains, ce sont ses preuves. Il n’a pas que des amis : il a créé son association pour être totalement libre, défendre n’importe quel salarié et ne plus dépendre de personne. Il ne règle pas de comptes avec Total. Et il défend l’emploi et l’industrie. Mais en tant qu’ancien administrateur du Fiva (Fonds d’indemnisation des victimes de l’amiante), ce pragmatique estime que «ce n’est pas au contribuable de payer ça. Depuis 1977, il était obligatoire de faire des mesures mensuelles dans les lieux exposés. A Carling, ils en ont fait huit. Au lieu des 20 000 nécessaires…»

Ce qui lui est insupportable, c’est l’obstination judiciaire de Total contre les malades. Thierry Desmarets, ancien PDG, avait pourtant déclaré en 2005 que «pour tout salarié exposé pour lequel une maladie professionnelle maligne a été reconnue par les caisses, le groupe s’engage à ce qu’aucune contestation ne soit mise en œuvre». Idem sur le front des retraites amiante, pour lesquelles le contentieux est allé jusqu’à la Cour de cassation. L’argent n’a pas suivi. «Il y a des règles, il y a des lois et il y a Total», sourit Nicolaus. Lui ne croit qu’au droit.

Le téléphone sonne à la permanence. Il martèle : «Ce dossier médical te concerne. Tu peux exiger de le consulter. Sinon on fait constater par huissier que la Caisse te le refuse.» Entre le faible et le fort, c’est la loi qui libère.

Par AURÉLIE FILIPPETTI Aurélie Filippetti est députée PS de Moselle, auteure des Derniers Jours de la classe ouvrière et Un homme dans la poche (éditions Stock). Photo LÉA CRESPI"

mardi 29 septembre 2009

France- Télécom: Didier Lombard doit démissionner

Face à l'urgence sanitaire et sociale à France Télécom et alors qu'aucune mesure à la hauteur du drame humain qui est en train de se jouer n'a été prise, il est aujourd'hui du domaine de la décence que M. Didier Lombard démissionne.

Ce n'est pas aussi la demi-mesure de circonstance annoncée hier de la fin de la mobilité automatique des cadres qui rassurera les salariés de France Télécom qui subissent un management archaïque.
Sa politique a été catastrophique. Son expression publique sur la « mode des suicides » a prouvé son éloignement et son mépris de la situation de ses salariés.
Lors de ma question d'actualité au gouvernement il y a deux semaines, j'avais demandé des mesures immédiates. Il est temps que France Télécom et l'Etat mettent fin à ce scandale.
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mercredi 23 septembre 2009

L' accident du travail, une niche fiscale selon l'UMP!

Jean-François Copé, Président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, annonce ce jour dans les colonnes des Echos la fiscalisation des indemnités journalières versées par la Sécurité sociale, aux victimes d'accidents du travail.

Il invente ainsi la triple peine pour accidentés du travail.

La victime d'un accident paye déjà par sa maladie ou son accident, par les conséquences physiques, psychologiques, familiales et professionnelles.Et il ne touche que 80% de son salaire pendant son arrêt.
Pour la majorité, ces complications ne seraient donc pas assez lourdes, et elle s'apprête à lever un nouvel impôt sur les indemnités versées, qu'elle n'hésite pas à comparer à une niche fiscale

J 'invite donc Jean- François Copé à venir en Moselle rencontrer des accidentés du travail de la Pétrochimie, de la sidérurgie ou des mines. Il vérifiera que ceux-ci n'ont pas le même profil que les exilés fiscaux.

Aujourd'hui, c'est la sous-déclaration des accidents et et maladies qui est le véritable problème!

De plus l'objectif est de renflouer les caisses de l'Etat de 150 millions d'euros : mais rappelons que le gouvernement vient de faire un cadeau de 30 millions d'euros aux patrons de casinos, en allégant la fiscalité sur les jeux. Et dire que le Président de la République parlait pendant sa campagne de la valeur travail...

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