Le blog d'Aurélie Filippetti, députée de Moselle

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mardi 9 février 2010

Question écrite sur les régimes miniers

Syndicats CFDT et CGT sont unis pour demander l'abrogation du décret supprimant notamment les remboursements des déplacements vers les spécialistes et l'arrêt de la prise en charge de l'hébergement et du transport pour les cures. Ce décret a été promulgué en catimini le 31 décembre dernier sans aucune concertation avec les partenaires sociaux. Ceci est une atteinte au droit de se soigner pour les 220 000 affiliés du régime minier dont les possibilités de déplacement sont limitées au regard de la moyenne d'âge de 70 ans.
Aurélie Filippetti a réagi en demandant l'abrogation de ce décret par le biais de la question écrite ci-dessous :

"Mme Aurélie FILIPPETTI attire l’attention de Mme la ministre de la santé, des sports et de la vie associative sur le très vif mécontentement des affiliés de la Sécurité Sociale minière suite au décret n° 2009-1787 du 31 décembre 2009.

Ce décret remet en cause le principe de la gratuité des soins pour les ressortissants du régime minier en vigueur depuis 1946. En effet, il supprime le remboursement des déplacements vers les spécialistes et la prise en charge du transport et de l’hébergement pour les cures des mineurs.

Cette mesure aligne les mineurs affiliés au régime minier sur les dispositions du régime général en méconnaissance des spécificités de ce régime. Tout d’abord, il faut souligner que les 220 000 mineurs affiliés ont une moyenne d’âge de 70 ans et sont atteints par de nombreuses pathologies liées à la pénibilité du métier de mineur. Enfin, cette mesure va frapper très durement les nombreuses veuves de mineurs dont les pensions sont très faibles. Elle va laisser beaucoup d’affiliés sans offre de soins accessible et pourrait les conduire à devoir renoncer à se soigner.

C’est pourquoi Aurélie Filippetti, souhaite l’abrogation de ce décret et l’ouverture d’une discussion globale avec les partenaires sociaux sur l’avenir de la sécurité sociale minière.

dimanche 7 février 2010

Dimanche +

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Aurélie FILIPPETTI était l'invitée d' Anne-Sophie Lapix, dans Dimanche +, sur Canal+ (en clair)...

lundi 1 février 2010

Victoire pour les travailleurs frontaliers

La mobilisation des frontaliers lorrains a fait reculer le gouvernement qui avait supprimé les prestations d’accueil au jeune enfant (PAJE) au 1er janvier de cette année en informant les bénéficiaires de la dite-prestation le 8 janvier !
Sous la pression d’un collectif frontalier, soutenu par les syndicats luxembourgeois, la mesure a été suspendue jusqu’au 1er avril et les cotisations sociales des assistantes maternelles et autres nounous seront assurées par la Caf jusqu’au 1er juillet 2010.
Je me réjouis de cette décision de bon sens qui donne un délai suffisant pour permettre un examen attentif de ce dossier et pour trouver une solution plus favorable aux travailleurs frontaliers. J’étais moi-même intervenue en interpellant le gouvernement par le biais de la question écrite ci-dessous:

"Aurélie Filippetti attire l'attention du Ministre du travail, des relations sociales et de la solidarité sur les conséquences de la modification des règles de calcul de l'allocation différentielle pour les travailleurs frontaliers du Luxembourg. En effet, le décret n° 2008-1384 du 11 décembre 2008 relatif aux modalités de calcul et de versement de l'allocation différentielle (ADI) prévue à l'article L 512-5 du Code de la Sécurité sociale est entré en vigueur le 1er janvier 2010.
Or, la Caisse d'allocations familiales  (Caf) de Moselle a informé les salariés frontaliers des nouvelles modalités de calcul par un courier en date du 7 janvier 2010.
La suppression des prestations d'accueil du jeune enfant (PAJE) va entraîner une importante perte de revenus pour les ménages de travailleurs frontaliers du Luxembourg. Ces derniers risquent de ne plus pouvoir, dans la majorité des cas, assumer les frais de garde de leurs enfants ce qui aura à son tour des répercutions sur les emplois sociaux induits.
Elle lui demande de surseoir à l'exécution du décret pour se donner le temps d'élaborer de nouvelles règles spécifiques aux frontaliers du Luxembourg.
Elle rappelle que le travail frontalier est une richesse pour la Lorraine lourdement frappée dans ses emplois industriels par la crise économique".

vendredi 29 janvier 2010

François Grosdidier refuse une loi d’interdiction claire de la burqa en France contre la majorité des députés UMP !

Non, François Grosdidier, il n’y a pas de demi-mesure possible sur la burqa!

Vos déclarations d'hier dans le Républicain lorrain visaient à faire plaisir à Monsieur Sarkozy, vous avez critiqué la proposition de loi d’interdiction générale de la burqa pourtant défendue y compris par le président de votre groupe Jean-François Copé.

Alors une mise au point s’impose : La burqa n’est pas un phénomène religieux, ce n’est pas une prescription de l’islam. C’est une dérive sectaire et une insulte à la dignité de la personne humaine à travers l’humiliation de la femme. Les musulmans et les musulmanes ne veulent pas être assimilées à celles qui portent la burqa ou à ceux qui les obligent à les porter, et l’ensemble de la collectivité nationale ne veut pas voir de burqa dans ses rues.

Vous ne pouvez pas dire, Monsieur Grosdidier, que vous voulez interdire la burqa dans les services public, mais pas sur la voie publique : ainsi en allant à la Poste, les femmes devraient se découvrir, mais elles remettraient leur burqa en entrant à la boulangerie ?

Votre position est ambiguë et timorée. Soit vous considérez que la burqa porte atteinte à l’ordre public et il faut l’interdire purement et simplement. Soit vous tolérez ce phénomène et nous ne partageons décidément pas la même conception de la République.

Vous prétendez être un champion de la sécurité mais comment penser que la sécurité publique n'est pas menacée par des personnes masquées en pleine rue.

Moi je suis claire : la burqa n’a pas sa place dans notre République. Je suis donc favorable à une loi l’interdisant sur l’ensemble de notre territoire, y compris sur la voie publique. C’est une atteinte insupportable à la dignité de la femme et de tous ceux qui sont amenés à croiser des individus ainsi dissimulés dans cette prison de tissu.

Les Mosellans et les Mosellanes ont besoin que vous soyez clair , vous aussi, François Grosdidier : voterez-vous contre une loi qui interdirait que l'on voie des ombres en burqa sur nos marchés ?

jeudi 28 janvier 2010

Il faut une autre liste de gauche aux élections régionales en languedoc-Roussillon!

Les derniers propos de Georges Frêche sont à vomir.
Ils sont une nouvelle confirmation de l'urgence pour le parti socialiste de cesser de soutenir plus longtemps un homme qui insulte les valeurs de la démocratie.
J'avais déjà eu l'occasion de dire, dans le Talk Figaro au mois de décembre, que je ne voterais pas pour Georges Frêche si j'étais électrice en Languedoc Roussillon.
Le parti socialiste doit s' atteler, dès aujourd'hui, à la constitution d'une autre liste de gauche et tourner définitivement cette page sordide.

mercredi 27 janvier 2010

Le conseiller général Clément Larcher... pas clément avec les femmes ..

Lors de ses voeux à la population publiés dans le Republicain lorrain du 16 janvier 2010 le conseiller général de Bouzonville a tenu des propos particulièrement choquants sur la place de la femme dans la société.

Il fait des parallèles tout à fait indignes entre le travail des femmes, la délinquance et l'immigration.On pourrait en rire, tant le propos est grossier, faux et outranciers, s'ils n'étaient tenus par un responsable politique. Ces propos illustrent une conception très machiste et passéiste de notre société. Ils sont une injure au combat courageux mené par les femmes dans le monde pour faire reconnaître leurs droits, notamment au travail.

De plus, aucune étude ou statistique, menée sur ce sujet, ne permet de confirmer les élucubrations du conseiller général, mais bien au contraire elles soulignent la richesse apportée à notre société par la contribution économiques des femmes qui travaillent.

mardi 26 janvier 2010

Le projet caché du gouvernement...

Aurélie Filippetti a interpelé le gouvernement sur l'avenir industriel d'EDF au cours de la séance de questions d'actualité.

TOTAL ne doit pas fermer sa raffinerie de Dunkerque.

Les 800 licenciements annoncés prochainement chez Total et la possible fermeture du site de Dunkerque sont inacceptables de la part d' une compagnie qui affiche encore cette année des bénéfices consolidés records de 9 milliards d'euros.

La compagnie TOTAL qui ne cesse de raffiner moins cher à l'étranger s'apprêtent à réaliser une nouvelle délocalisation, ce qui est d'ailleurs en contradiction avec les incantations mensongères du Président de la République hier sur TF1.
Je demande aussi un moratoire sur 163 licenciements prévus à Arkéma, la filière chimique de TOTAL, à Carling en Moselle.

Christophe de Margerie, le PDG de TOTAL doit s'expliquer sur cette décision lourde de conséquences pour les employés de TOTAL et les sous-traitants.

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Éditorial

Elections régionales en Languedoc-Roussillon: j' appelle les Verts et Europe Ecologie à la raison

J 'en appelle à mes amis des listes Europe-Ecologie-Les Verts du Languedoc-Roussillon, et en particulier à Jean-Louis Roumégas : il est de notre responsabilité à tous de gagner la région Languedoc-Roussillon.
Hélène Mandroux est la mieux placée pour le faire. C'est une femme de grande qualité, et d'expérience.

Après l'épisode désastreux de George Frêche, ne partons pas désunis.
Il ne faut pas que nos divisions servent la droite ni ceux qui prétendaient qu seul Georges Frêche pouvait garder la Région à gauche. Pour avoir appelé depuis longtemps à la constitution de cette liste alternative, et pour avoir dit publiquement cet automne que je ne soutiendrais pas Georges Frêche, je suis d'autant plus préoccupée de la situation d'une région emblématique de ce que nous pouvons faire ensemble : une gauche rassemblée, moderne, ouverte, sociale et écologique.
Je demande à Europe-Ecologie et à mes amis Verts de soutenir la candidature d'Hélène Mandroux comme chef de file de cette liste de rassemblement, pur éviter que la défaite ne succède à la confusion.

Aurélie Filippetti

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